Portrait de la région Capitale-Nationale

Région de la Capitale-Nationale

Un petit bijou de région

Si le Québec était un écrin, la Capitale-Nationale en serait assurément le joyau. Fondée en 1608, la ville de Québec constitue le berceau de la francophonie en Amérique du Nord. Ville historique merveilleusement préservée, elle fut consacrée, en 1985, patrimoine mondial de l’UNESCO. Chaque année, cette région attire près de quatre millions de visiteurs venus admirer ses multiples attraits, tels que les Plaines d’Abraham, le Vieux-Québec, la chute Montmorency, le Parc national de la Jacques-Cartier, l’Île d’Orléans ainsi que le Cap-Tourmente, réserve faunique où l’on peut observer plus de 300 espèces d’oiseaux. D'ailleurs, dans son numéro de mars 2004, le National Geographic Traveler classe le Vieux-Québec au 6e rang parmi 115 destinations touristiques évaluées de par le monde.

Francophone avant tout

Région résolument francophone, la Capitale-Nationale regroupe près de 10 % de la population québécoise avec 700 000 habitants dont 95 % sont d’expression française. La ville de Québec, quant à elle, compte 167 000 résidants, ce qui la place au deuxième rang des villes de la province. Siège du gouvernement provincial, son économie est naturellement tributaire de l’administration publique ainsi que du secteur de la santé et de l’enseignement. Par exemple, la ville de Québec comptait 93 sièges sociaux du gouvernement en 2002, contre 53 à Montréal et 13 dans les autres régions. Récemment, les créneaux prometteurs des technologies de l’information et des sciences de la vie ont commencé à s’implanter dans la région. D’autre part, le taux de chômage y était de 5,4 % en 2005, un taux fort bas si on le compare à la moyenne de la province qui se fixait à 8,2 %. La région fait aussi place à Charlevoix et à Portneuf, deux sous-régions qui ne demandent qu’à être connues.

C’est le bonheur!

La région de la Capitale-Nationale est un lieu où il fait bon vivre. Selon un récent sondage, elle est au deuxième rang en tant que lieu où les habitants se disent les plus heureux. En comparaison, la région de Montréal se classait bonne dernière sur cette même échelle. Un cadre naturel enchanteur, la présence de nombreux médecins et autres spécialistes ainsi qu’un revenu supérieur à la moyenne québécoise de 575 $ par année sont autant de facteurs contribuant à ce bien-être.

Et les enfants?

Bien qu’elle connaît une croissance continue au chapitre de la création d’emploi, certains facteurs sont relativement préoccupants pour l’avenir de la région. Avec un taux de fécondité parmi les plus faibles du Québec, une pénurie de main-d’œuvre risque d’assombrir son horizon. En effet, un sondage du journal Le Soleil révélait en 2005 qu’au moins 3000 postes spécialisées étaient vacants en raison du manque de candidats. Selon l’Institut de la statique du Québec, la croissance de la population ralentira, passant de 1,6 % entre 2004 et 2005 à 0,8 % entre 2008 et 2009. À titre de comparaison, la croissance de Montréal entre 1996 et 2001 était de 3 % alors que celle de Québec se situait à 1,2 %. Le manque de travailleurs risque donc d’être un sujet d’actualité de la région de la Capitale-Nationale pour plusieurs années. Selon les prévisions démographiques, dans quatre ans, il n’y aura plus assez de jeunes de 15 à 24 ans dans la région métropolitaine de Québec pour remplacer les travailleurs âgés de 55 à 64 ans.

Selon les intervenants de la région, un effort particulier devra être consenti au chapitre de l’immigration afin d’attirer et retenir davantage de travailleurs provenant autant d’autres régions du Québec que d’ailleurs dans le monde. La méconnaissance de la langue anglaise au sein de la population semble également causer problème. Avec la mondialisation des affaires, de nombreux postes en requièrent dorénavant la maîtrise.

Si le déclin démographique semble inquiétant, d’aucuns affirment toutefois que le manque de main-d’œuvre provoquera une augmentation des salaires, ce qui pourrait rendre la région de la Capitale-Nationale plus attrayante, surtout si l’on considère son coût de la vie relativement faible.

Berceau de la radiophonie communautaire

En 1973, la station CKRL de Québec devenait la première radio communautaire à s’implanter en Amérique francophone. Aujourd’hui encore, elle demeure la voix de l’innovation et de la création de part sa programmation culturelle originale et variée : elle mérite bien son nom de « radio des découvertes ».

ckiaMise en ondes en 1984, CKIA Radio Basse-Ville est, quant à elle, la voix des mouvements sociaux et culturels et se préoccupe particulièrement d’information locale, internationale, féministe ou écologique. Elle fut d’ailleurs très active lors du Sommet des Amériques en 2001. Depuis 1986, CIHO, la radio de Charlevoix, offre à la population des informations sur les activités politiques, sociales et culturelles d’une des plus belles régions touristiques du Québec. Malgré divers déboires techniques à ses débuts, elle compte actuellement plus de 700 membres.

Jérôme Saucier©2007